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Randonner en Tasmanie: infos générales

Sentiers, balisage et équipement: se préparer au fonctionnement de l'île pour en profiter au maximum

Sentiers, balisage et équipement: se préparer au fonctionnement de l'île pour en profiter au maximum

Randonner en Tasmanie

Randonner en Tasmanie comporte plusieurs spécificités dont il est important de prendre connaissance.

Table des matières:

Sentiers

Contrairement à l’Europe où de nombreux siècles d’exploration et de pratique ont créé d’innombrables sentiers et croisements dans nos montagnes ainsi qu’une excellente cartographie, la colonisation très récente de l’île couplée à une nature fragile et protégée limite le nombre d’itinéraires disponibles.

Bien que le tourisme “nature” augmente chaque année en Tasmanie, il n’existe souvent qu’un itinéraire, un seul sentier référencé pour accéder à un sommet. On trouve donc peu de panneaux indicateurs en chemin et le balisage est limité. Ce n’est pas un problème sur les itinéraires populaires qui font l’objet d’un entretien régulier, mais cela peut demander de bonnes capacités d’orientation sur des sentiers moins fréquentés où la végétation est dense ainsi que sur les plateaux alpins où seuls quelques cairns aident à la navigation.

Tout le monde marchant donc aux mêmes endroits, l’érosion due au passage des randonneurs est très rapide et ces mêmes sentiers deviennent rapidement des passages naturels d’écoulement de l’eau, incitant les randonneurs à les élargir pour garder les pieds au sec ce qui a pour conséquence de les abîmer davantage. Afin de limiter cet effet boule de neige et restaurer la végétation, PWS aménage régulièrement de nouveaux “boardwalks” recouvrant ces portions sensibles de planches de bois surélevées. En l’absence de ceux-ci, PWS demande aux randonneurs de rester autant que possible au milieu du chemin, quitte à devoir mettre un peu les pieds dans la boue.

La randonnée en montagne n’est pas aussi populaire qu’en Europe et de nombreux Australiens (et touristes étrangers) visitant la Tasmanie pour les vacances n’ont qu’une très faible expérience de marcheur. De ce fait, les rangers des Visitor Centers des parcs nationaux vont souvent orienter les touristes sur les itinéraires les plus faciles et dissuader d’emprunter les sentiers longs ou techniques. Plus une zone est touristique, plus les temps de marche auront tendance à être surévalués. Cela rend difficile l’évaluation de la difficulté réelle des randonnées et c’est notamment de ce constat qu’est né randonnée-tasmanie.com.

Equipement

Les Européens sont habitués à l’approche alpine: étudier la météo, choisir le bon créneau et partir léger pour une ascension rapide. Cette approche est moins pertinente en Tasmanie notamment à l’Ouest où les changements météo sont imprévisibles et où les 4 saisons peuvent se manifester pendant la même journée (même en été).

Il est donc essentiel d’être équipé pour la pluie et la boue (chaussures hautes imperméables, guêtres, raincoat, gants…) en particulier sur les itinéraires de plusieurs jours.

Les guêtres permettent aussi de se protéger des serpents qui, bien que rarement agressifs sont tous extrêmement venimeux. Lors des chaudes journées ensoleillées, toujours regarder où l’on met les pieds (et les mains) afin d’éviter de marcher sur un reptile au venin potentiellement mortel même si les accidents sont rares.

De nombreux topos de ce site décrivent des itinéraires situés dans des régions de l’île sans couverture réseau et loin de toute infrastructure médicale. Les rangers de PWS recommandent fortement l’emport d’un PLB (Personal Locator Beacon) permettant de déclencher les secours par voie satellite en cas d’accident. Certains de ces appareils permettent aussi l’envoi de messages aux proches et de mises à jour météo par satellite (exemple: Garmin InReach Mini). Il est possible de louer un PLB/ePIRB basique dans la plupart des Visitor Centres situés à l’entrée des parcs nationaux pour environ AU $50 la semaine.

Eau

Les montagnes de Tasmanie n’ayant jamais été soumises à l’élevage, les cours d’eau sont très propres bien que leur coloration due aux tanins puisse ne pas inspirer confiance. La présence d’animaux sauvages (wallabies, wombats, rongeurs) ainsi que de déchets humains appelle toutefois à la prudence et il est recommandé de faire bouillir l’eau ou de la filtrer (LifeStraw, Katadyn…). Les sources sont nombreuses et il est rarement nécessaire de porter de l’eau pour plusieurs jours hors itinéraires très spécifiques lors des étés secs.

Nourriture

Tous les treks nécessitent une autonomie totale en nourriture. Il n’existe pas de refuges proposant le dîner ou une épicerie comme en Europe. Sur certains itinéraires cela peut représenter jusqu’à 10 jours de victuailles à emporter, un poids considérable à anticiper lors de la préparation du sac. Les enseignes outdoor australiennes (BCF, Anaconda, Paddy Pallin…) proposent plusieurs gammes de produits lyophilisés mais ceux-ci sont très chers (un menu complet petit-déjeuner/midi/soir/snacks peut revenir à $50 la journée et un plat lyophilisé unique coûte aux alentours de $20).

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